BIO

Sonia Gomes  née à Caétanopolis, Minas Gerais en 1948. Elle vit et travaille à Sao Paulo. Sonia récolte en permanence des tissus délassés et les assemble, raccorde, amalgame par la couture, la broderie, les nœuds et les torsions en écho à la couture de ses propres souvenirs disparates. Ceux d’une enfance entre deux mondes : d’un côté sa grand-mère maternelle, sage-femme, guérisseuse, tendrement silencieuse et très pauvre, de l’autre les tantes paternelles qui vont l’élever après la mort de sa mère et lui apporteront une existence feutrée, où l’absence d’affect pousse à la rumination des souvenirs. Mais c’est aussi chez ces tantes-là que Sonia prendra gout aux bouts de tissus. Aussi loin qu’elle s’en souvienne elle a toujours customisé ses vêtements, créé des bijoux, des accessoires, confectionnant des objets en tissus mélangés, de moins en moins utilitaires, au fur et à mesure que sa curiosité la poussait à s’intéresser à l’art… objets qu’elle avait du mal à vendre dans les foires d’artisanat et pour cause… Son histoire personnelle est exemplaire à la fois de la dépréciation de l’artisanat et de l’absence d’artistes noires sur la scène des arts visuels brésiliens.  Ses œuvres construites avec des tissus anciens transformés et soumis à la broderie et à la torsion forment comme des sculptures molles. Une architecture extrêmement élégante, non-rigide et imprégnée de mémoire. Des objets toujours entre populaire et érudit…Longtemps pourtant elle a été vue comme artisane, confectionnant des objets qui faisaient vaguement penser à des sacs à main. Elle a 45 ans quand ses productions attirent le regard des propriétaires de la galerie Mendes Wood de Sao Paulo. Mais il a fallu qu’Okwui Enwezor l’invite à participer à la 56ème biennale de Venise pour que Sonia apparaisse comme artiste aux yeux des brésiliens.  

Un dernier coup pour la route? 

Bye-bye  2019.  Pour moi, qui comme Joséphine Baker, ai deux amours, mon pays et la Martinique, l’année a commencé vraiment mal par l’investiture d’un président d’extrême droite  au Brésil…. Pour oublier la suite de gaffes, stupidités et autoritarismes pervers « protagonisés » par le gouvernement de l’extrême bêtise brésilien, rien  … Lire la suite →